Parler du don d'organes en médecine générale : étude qualitative et outil d'aide à la consultation
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- Introduction : Grâce aux progrès extraordinaires de la médecine, la transplantation d’organes permet de sauver des vies. Le nombre de patients nécessitant une transplantation ne cesse d’augmenter à travers le monde mais le nombre de donneurs d’organes reste insuffisant. Pour remédier à cette situation, la Belgique a adopté des mesures en faveur du don d’organes. Ainsi, depuis juillet 2020, elle confie indirectement un rôle d’information et de sensibilisation au don d’organes aux médecins généralistes. Objectif : Interroger l’expérience et les connaissances des médecins généralistes belges par rapport au don d’organes et leur proposer un outil pratique d’aide à la consultation dans le but d’améliorer la sensibilisation au don d’organes en médecine générale. Méthode : Etude qualitative réalisée entre janvier 2021 et mars 2021 auprès de médecins généralistes belges francophones, par l’intermédiaire d’un questionnaire électronique autoadministré et anonyme. Résultats : Quatre-vingt-six médecins ont répondu au questionnaire. Près de 90% se sont dits prêts à jouer un rôle dans le processus du don et de la transplantation d’organes, principalement en informant les centres de transplantation (84%) ou en sensibilisant les patients (80%). Le sujet est pourtant rarement abordé en consultation : la moitié des médecins n’ont jamais été interrogés sur le sujet par leurs patients (43/86). Une grande majorité ne se sentait pas capable de répondre aux questions de leurs patients (85%) et 75% ignoraient le changement de loi. Les principales difficultés pour les médecins sont le manque de formation (76%), le manque de temps (62%) et le manque de communication avec les centres de transplantation (70%). Nonante-six pour cent estimaient qu’une (in)formation spécifique serait utile. Enfin, un carnet d’aide à la discussion didactique et richement illustré a été réalisé et distribué aux médecins généralistes intéressés (58/86). Conclusion et perspectives : Les médecins généralistes belges se disent prêts à jouer un rôle mais manquent de connaissances et de ressources. Proposer une formation ou des outils permettrait d’améliorer la sensibilisation au don d’organes en médecine générale et d’augmenter le nombre de patients enregistrant leur volonté de leur vivant.