Pertinence du goodwill et de ses dépréciations Etude du secteur bancaire européen
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- Depuis une quinzaine d’années, le marché mondial connaît un nombre croissant de rachats d’entreprise, pour des montants parfois colossaux. Si pendant la crise financière de 2008 et les années qui ont suivi les dirigeants d’entreprise ont été plus prudents, l’année 2015 a vu le retour des « méga-deals ». Près de 4.200 milliards d’euros ont ainsi été déboursés par les entreprises pour le rachat de sociétés (Lejoux, 2015). L’importance des montants déboursés est notamment due à la croissance des capitaux immatériels, et plus particulièrement du goodwill qui représente les avantages futurs qui seront tirés de l’acquisition. Les normes IAS/IFRS, obligatoires depuis le 1er janvier 2005 en Europe pour les sociétés cotées en bourse, visent notamment à donner une information plus pertinente pour les investisseurs. Pour améliorer cette pertinence, le goodwill doit plus particulièrement faire l’objet d’un nouveau traitement comptable. Alors qu’il était auparavant amorti linéairement sur une période plus ou moins longue, il doit désormais être testé annuellement. Le test de dépréciation imposé par la norme IAS 36 est d’ailleurs fondé sur la notion de « juste valeur ». Les dirigeants sont également obligés de communiquer certaines informations ayant trait à la valeur des capitaux immatériels. Dans ce travail, nous avons tenté de savoir si les variations du goodwill entraînent effectivement des impacts économiques sur le marché, et si la perte de valeur en particulier renvoie un signal intéressant aux investisseurs. Notre travail est divisé en deux parties. Notre première partie est consacrée au traitement comptable du goodwill, principalement pour les entreprises cotées soumises aux normes IAS/IFRS. Cette partie n’est pas limitée au secteur bancaire européen mais fait le tour de différentes études plus générales menées sur le sujet. Dans une seconde partie empirique, nous avons analysé les informations découlant d’une base de données créée pour les besoins de cette étude. Nous avons extrait les informations financières des 15 plus grandes banques européennes pour les années 2005 à 2014. Nous avons dans un premier temps étudié les tendances générales et les statistiques globales des groupes bancaires durant cette période. Nous avons ensuite utilisé deux modèles de régressions statistiques pour étudier le lien qui existe entre le goodwill et ses dépréciations d’une part, et les principaux indicateurs financiers des banques d’autre part. De cette façon, nous avons pu mettre en évidence la pertinence des informations véhiculées par le goodwill. Nous avons ensuite terminé notre travail par une étude exploratoire de la transparence des tests de dépréciation de deux banques européennes en particulier : la Royal Bank of Scotland et BNP Paribas. Ainsi, nous avons relevé les différences dans le traitement des tests de dépréciation au sein même de l’Europe, ainsi que les améliorations possibles dans la gestion comptable du goodwill pour optimiser sa pertinence économique.