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Récits de vie d’agricultrices : Stratégies d’émancipation et de développement face à la mondialisation et aux changements climatiques

(2020)

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Basé sur les réflexions menées par les spécialistes des sciences sociales mettant en évidence le travail domestique, source de la subordination des femmes aux hommes, l’étude s’attache à comprendre comment les femmes agricultrices ont pris conscience de l’inégalité dont elles font l’objet et de la reconnaissance de la valeur de leur travail. Car puisque les exploitations sont gérées par les familles, et que les femmes travaillent sur ces exploitations, leur travail est n’est pas valorisé. En effet, l’étude a utilisé une démarche compréhensive à travers l’analyse des récits de vie de dix femmes agricultrices sélectionnées selon la méthode de boule de neige dans la Province du Hainaut, en Belgique. Afin de recueillir les données, des thématiques ont été préparées et ont servi de base des entretiens semi-directifs avec les agricultrices interrogées. Les thématiques abordées portent sur leur émancipation à travers leur implication dans les prises de décision dans les sphères familiale et professionnelle, leur rapport avec l’environnement et leur épanouissement personnel. A travers les entretiens, le statut des femmes a évolué vers une reconnaissance juridique, et que leur travail est désormais valorisé, ce qui a permis de réduire en intensité les inégalités entre les hommes et les femmes, même si le l’agriculture reste fortement un métier masculinisé. Cependant, des changements ne sont pas observés sur la division sexuée des tâches à la ferme. Cette dernière est présentée comme un facteur indissociable de l’agriculture. Les difficultés ont été également invoquées, et se rapportent au fait que le métier ne leur laisse pas le temps de s’épanouir socialement à travers des hobbies. Par ailleurs, les agricultrices ont montré leur attachement pour un environnement sain, malgré les accusions de pollueur formulées contre l’agriculture. L’étude a fini par une recommandation dont la mise en œuvre pourrait contribuer à améliorer la vie sociale des agricultrices. Il s’agit de la mise en place des structures qui pourraient assurer le remplacement les agriculteur.trice.s pendant une période donnée, afin qu’ils puissent s’investir dans le loisir de leur choix pour leur équilibre social. En effet, des études sur l’efficacité de cette mesure pourraient être faites en amont à leur mise en œuvre.