Archives familiales dans l’autofiction : l’intégration des documents photographiques dans les ouvrages autofictionnels Antonia (Journal 1965-1966) et Willibald de Gabriella Zalapi
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- Les archives familiales apparaissent comme une des matières premières chez les écrivains, car elles sont riches de documents, notamment photographiques. Les images apportent généralement de la véracité dans le récit, mais les auteurs peuvent également les déformer et exploiter leur dimension fictionnelle. Dans Antonia (Journal 1965-1966) et Willibald, Gabriella Zalapi travaille ces deux aspects de la photographie. En effet, dans son premier roman, l’écrivaine utilise les images pour donner de la profondeur à son histoire et permettre à Antonia de découvrir ses origines. Le lecteur suit cette femme au quotidien grâce au genre du journal et découvre deux histoires : celle des mots et celle des photos. Dans son second ouvrage, Gabriella Zalapi reconstitue la vie de Willibald à travers le personnage de Mara. Elle assemble des lettres, des images et des fragments d’une peinture pour s’approprier son arrière-grand-père. Ces constructions identitaires sont un moyen pour Gabriella Zalapi de travailler le rapport texte-image, mais également le rapport fiction – non-fiction. De fait, d’un roman à l’autre, le rôle de la photographie change et se voit accentuer par les personnages qui sont, en réalité, les doubles de Gabriella Zalapi.