Stigmatisation des personnes atteintes de psychose par les professionnels soignants en fonction du milieu de soin
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- Contexte : Plusieurs personnes atteintes de psychose sont stigmatisées par les professionnels soignants, et ces discriminations ont un impact important sur les soins et leur qualité de vie. Cette constatation s’est confirmée lors de plusieurs lectures de revues littéraires ; cependant, elles manquent de recherches sur la différence du taux de stigmatisation en fonction des services où travaillent les professionnels de la santé en Belgique. Objectif : L’objectif de cette étude est d’évaluer si une stigmatisation de la part des professionnels est présente actuellement en Belgique et si elle est influencée par le type de service dans lequel se trouvent les soignants. La problématique est par conséquent la suivante : le taux de la stigmatisation des patients atteints de psychose est-il influencé par le type de service dans lequel le personnel soignant se trouve ? Dans ce contexte, ce sont principalement les services psychiatriques que je compare aux services généraux. Méthode : Pour répondre à la problématique, j’ai créé un questionnaire comportant des questions standards (afin d’analyser les variables) ainsi que deux mesures de la stigmatisation : les stéréotypes et la distance sociale. Ces échelles ont été validées par de précédentes études. Ce questionnaire était à destination de tous les professionnels de la santé travaillant en Belgique. Il a été envoyé à travers différents groupes de soignants sur le web. Au total, 277 questionnaires complets ont été récoltés. Résultats : Après analyse des résultats via SPSS, les réponses récoltées montrent que les professionnels de la santé présentent des stéréotypes négatifs et moins de stéréotypes positifs ainsi qu’un désir de distance sociale envers les patients psychotiques. Les professionnels de la santé provenant des milieux psychiatriques semblent présenter le moins de stigmatisation comparé aux professionnels des milieux plus généraux. Les variables n’ont pas eu d’influence sur la stigmatisation, à l'exception de celle du milieu de soins. Conclusion : A partir de ces conclusions, il est observable que les services généraux peuvent manifester un certain désir de distance sociale et présenter plus de stéréotypes envers les personnes atteintes de psychose. Il faut toutefois prendre en compte qu'il est extrêmement difficile (voire impossible) d’être parfaitement neutre ; il existe toujours un niveau de stigmatisation d'une certaine importance tous milieux confondus. Un changement des pensées de la société est à envisager, mais également une étude plus approfondie quant aux réelles attitudes des soignants afin de mieux comprendre ce phénomène.