Files
Sedran_34641200_2020.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.04 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Ce mémoire se propose d’étudier le statut de la divination dans la philosophie de l’Antiquité à partir du Ve siècle ACN et jusqu'au Ier siècle ACN, dans la Grèce et la Rome anciennes. Nous nous attardons dans un premier temps à définir notre pratique, tout en établissant les différences et particularités qu’il peut exister entre nos deux régions. Ces chapitres sont particulièrement importants, car ils permettent d’établir un fil conducteur que nous suivons dans les prochaines parties. Ces dernières sont dédiées aux développements philosophiques de Socrate, Platon, Épicure, de l’école stoïcienne et enfin, de Cicéron. Ces développements nous montrent qu’il existe une grande variété d’interprétations, allant de la négation complète à l’acceptation sans condition de la divination. Nous nous interrogeons donc sur ce qui permet cette diversité et concluons que la pratique que nous étudions était grandement influencée par les contextes sociétaux et religieux dans lesquels elle était complètement ancrée : ces contextes nous montrent, en effet, qu’à partir de la fin de la guerre du Péloponnèse, les Grecs sont confrontés à deux mouvements contraires, l’un remettant en question la religion "traditionnelle", l’autre consistant dans une sorte de recherche effrénée du divin. Pour ce qui est de l’époque de Cicéron et à Rome, on constate un certain déclin de la divination, qui donnera lieu à une période où le religieux semblait céder le pas à la superstition.