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Revisiter l’hypothèse de la primauté affective: Un examen critique du rôle du jugement dans la catégorisation sémantique et affective

(2019)

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Depuis la fin du vingtième siècle, différents auteurs ont fait l’hypothèse d’une primauté du traitement affectif sur le traitement sémantique (e.g., Zajonc, 1980). Selon cette « hypothèse de primauté affective », le traitement de la valeur d’un stimulus affectif précède tout traitement sémantique, et ce, sans nécessiter d’accès à la conscience. Toutefois, certains auteurs questionnent cette hypothèse (e.g., Lazarus, 1982). Récemment, Lähteenmäki et al. (2015) ont empiriquement contesté l’hypothèse de la primauté affective lors d’une expérience de catégorisation. En effet, suite à l’observation de temps de réponse plus long pour la condition affective que pour la condition sémantique, Lähteenmäki et al. (2015) ont conclu une primauté du traitement sémantique sur le traitement affectif lorsque le stimulus est perçu consciemment. Selon nous, ces résultats pourraient s’expliquer par une majoration du temps nécessaire à la sélection d’une réponse adéquate au sein d’une dimension de réponse de nature continue par rapport à une dimension de réponse de nature dichotomique. En effet, dans l’expérience de Lähteenmäki, la condition « affective » proposait des réponses s’inscrivant sur une dimension continue (« agréable » vs « désagréable ») tandis que la condition sémantique proposait des réponses de nature dichotomique (« nourriture » vs « animal »). Dans la présente étude, nous avons répliqué l’expérience réalisée par Lähteenmäki et al. (2015) en ajoutant une condition (sémantique continue) qui nous a permis de mettre en évidence l’effet de jugement majoré dans la condition continue. Suite à l’analyse des résultats, nous sommes en mesure de valider la présence d’un biais au sein de l’expérience de Lähteenmäki et al. (2015) qui remet en question leur conclusion de primauté sémantique.