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Cambier_92811400_2019.pdf
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- Ce mémoire porte sur les impacts économiques de la loi Florange qui a considérablement facilité en 2016 la possibilité de mettre en place un système de droit de vote double en faveur des actionnaires fidèles. L’instauration de mécanismes permettant d’augmenter le nombre de voix de certains actionnaires sans accroitre leur part de capital est en rupture avec le système « une action = une voix », grand principe de proportionnalité défendu par la littérature économique classique, et par certains type d’actionnaires, notamment les défenseurs de la corporate gouvernance et les investisseurs institutionnels étrangers. L’introduction du droit de vote double dans les sociétés cotées en France a été promulguée de façon à favoriser une meilleure stabilité actionnariale permettant de mener des politiques à long terme, ce qui répond à des besoins économiques actuels. Pour diverses raisons certaines sociétés se sont opposées à cette loi et d'autres l'ont acceptée. La problématique qui est au cœur de ce mémoire tient précisément à cette question : le droit de vote double, tel que promulgué par la loi Florange en France, contribue-t-il à une création, ou à une destruction, de valeur pour l’entreprise qui l’a instauré ? Au travers de deux analyses financières, ce mémoire analyse l'impact de cette loi sur la valorisation des sociétés cotées françaises.